A.D environnement

L'analyse A.D

La réglementation thermique RE2020... pour 2022 ?

Attendue au 1er Janvier 2021 pour remplacer la réglementation thermique actuellement en vigueur la RT2012, la RE2020 a rencontré un certain nombre de retards dus au contexte sanitaire, aux expérimentations et aux négociations avec les professionnels du bâtiment. La publication des textes est désormais attendue au 1er trimestre 2021, avec une mise en application le 1er janvier 2022.

Les professionnels du bâtiment auront donc eu le dernier mot. Etant revenus à la charge dans une lettre ouverte du 12 janvier 2021 en demandant de reporter l’entrée en vigueur, ceux-ci ont eu gain de cause comme annoncé par Mr Emmanuel Wargon le 18 Février 2021. Toutefois, l’essentiel de la réglementation est désormais connu par le biais des indicateurs qui intégreront le calcul de la performance énergétique d’un bâtiment neuf. Pour rappel, obligatoire lors d’un dépôt de permis de construire, cette simulation énergétique évalue la performance de l’enveloppe et des systèmes énergétiques d’un futur bâtiment qu’il soit à but résidentiel, tertiaire ou encore industriel. Trois valeurs maximales sont alors à respecter, le Bbio (besoin bioclimatique), le Cep (Consommation conventionnelle d’énergie) et le TIC (Température intérieure conventionnelle).Les principales nouveautés par rapport à la RT2012 sont :

  • Une modification des besoins bioclimatiques

Déjà présent afin de caractériser la performance de l’enveloppe du bâtiment selon la localisation géographique du projet, cet indicateur représentant les besoins énergétiques intrinsèques devra être réduit de 30% par rapport aux valeurs maximales autorisées actuelles. Ce dernier sera modulé en fonction de la surface pour que les trop petites constructions (<70m²) ne soient pas trop pénalisées. Cet indicateur intégrera également à présent les besoins en froid afin de jauger les déperditions présentes en hiver comme en été.

  • Prise en compte du confort d’été (CEP)

Pour évaluer la température intérieure du bâtiment en été et dans des conditions de canicule, un indicateur exprimé en DH (Degré Heure) devrait voir le jour et être intégré au CEP. La valeur maximale de 1250DH ne devra pas être dépassée ce qui correspondra à une température intérieure de 30°C le jour et 28°C la nuit pendant 25 jours. Ce seuil sera le même partout en France. Un seuil bas à 350 DH sera également défini à partir duquel des pénalités s'appliqueront dans le calcul de la performance énergétique. Ainsi, sous les 350 DH, un bâtiment n'aura pas besoin de système de refroidissement actif pour respecter les conditions de température. Au-dessus de 350 DH, il en a besoin, ce qui pénalise sa consommation d'énergie. Au-dessus de 1250, le bâtiment ne sera pas réglementaire.

  • Un seuil maximum d’émission carbone pour sortir du gaz et du fioul domestique.

Afin d’orienter les choix d’approvisionnement, un seuil d’émission carbone maximum sera également à respecter. Venant en parallèle du calcul des consommations énergétiques, le seuil maximum d’émissions carbone sera de 4 kgCO2/m²/an pour une maison individuelle. Cela sera un peu plus progressif pour le logement collectif puisque le seuil sera fixé dans un premier temps à 14 kgCO2/an/m² puis descendra à 6.5 kgCO2/m²/an dès 2025. Ce choix d’indicateur montre la volonté nationale de stopper le gaz et le fioul dans les constructions neuves. Cependant, afin d’éviter le retour d’équipements électriques très consommateurs (« grille pains ») un seuil maximum d’utilisation d’énergie non renouvelable sera également créé.

  • Une analyse des émissions du choix constructif dans tout son cycle de vie

Déjà évoqué plus haut avec le seuil maximal par m² par an, les émissions carbone seront également analysées tout au long du cycle de vie du bâtiment. En effet, selon le choix constructif, c’est-à-dire les matériaux mis en place, la fabrication de ces derniers mais également leur capacité à stocker le carbone sera pris en compte dans un nouveau facteur à respecter. Ce dernier point est d’ailleurs un gros point de discorde entre le gouvernement et différents industriels de la construction car cela sanctionne les matériaux pour lesquels le carbone est émis aujourd’hui et non ceux qui stockent le carbone pour l’émettre plus tard, en fin de vie. Il y a donc eu un certain nombre de changements et une réduction des ambitions depuis les premières annonces de cette réglementation qui annonçaient des bâtiments neufs à énergie positive. Tous les indicateurs n’ayant pas été communiqués nous ne sommes d’ailleurs pas à l’abris de nouveaux changements ou reports d’où l’importance d’être vigilant et d’anticiper en prenant en compte dès à présent cette évolution de la réglementation dans les projets en cours de développement.

Les professionnels du bâtiment auront donc eu le dernier mot. Etant revenus à la charge dans une lettre ouverte du 12 janvier 2021 en demandant de reporter l’entrée en vigueur, ceux-ci ont eu gain de cause comme annoncé par Mr Emmanuel Wargon le 18 Février 2021. Toutefois, l’essentiel de la réglementation est désormais connu par le biais des indicateurs qui intégreront le calcul de la performance énergétique d’un bâtiment neuf. Pour rappel, obligatoire lors d’un dépôt de permis de construire, cette simulation énergétique évalue la performance de l’enveloppe et des systèmes énergétiques d’un futur bâtiment qu’il soit à but résidentiel, tertiaire ou encore industriel. Trois valeurs maximales sont alors à respecter, le Bbio (besoin bioclimatique), le Cep (Consommation conventionnelle d’énergie) et le TIC (Température intérieure conventionnelle).Les principales nouveautés par rapport à la RT2012 sont :

  • Une modification des besoins bioclimatiques

Déjà présent afin de caractériser la performance de l’enveloppe du bâtiment selon la localisation géographique du projet, cet indicateur représentant les besoins énergétiques intrinsèques devra être réduit de 30% par rapport aux valeurs maximales autorisées actuelles. Ce dernier sera modulé en fonction de la surface pour que les trop petites constructions (<70m²) ne soient pas trop pénalisées. Cet indicateur intégrera également à présent les besoins en froid afin de jauger les déperditions présentes en hiver comme en été.

  • Prise en compte du confort d’été (CEP)

Pour évaluer la température intérieure du bâtiment en été et dans des conditions de canicule, un indicateur exprimé en DH (Degré Heure) devrait voir le jour et être intégré au CEP. La valeur maximale de 1250DH ne devra pas être dépassée ce qui correspondra à une température intérieure de 30°C le jour et 28°C la nuit pendant 25 jours. Ce seuil sera le même partout en France. Un seuil bas à 350 DH sera également défini à partir duquel des pénalités s'appliqueront dans le calcul de la performance énergétique. Ainsi, sous les 350 DH, un bâtiment n'aura pas besoin de système de refroidissement actif pour respecter les conditions de température. Au-dessus de 350 DH, il en a besoin, ce qui pénalise sa consommation d'énergie. Au-dessus de 1250, le bâtiment ne sera pas réglementaire.

  • Un seuil maximum d’émission carbone pour sortir du gaz et du fioul domestique.

Afin d’orienter les choix d’approvisionnement, un seuil d’émission carbone maximum sera également à respecter. Venant en parallèle du calcul des consommations énergétiques, le seuil maximum d’émissions carbone sera de 4 kgCO2/m²/an pour une maison individuelle. Cela sera un peu plus progressif pour le logement collectif puisque le seuil sera fixé dans un premier temps à 14 kgCO2/an/m² puis descendra à 6.5 kgCO2/m²/an dès 2025. Ce choix d’indicateur montre la volonté nationale de stopper le gaz et le fioul dans les constructions neuves. Cependant, afin d’éviter le retour d’équipements électriques très consommateurs (« grille pains ») un seuil maximum d’utilisation d’énergie non renouvelable sera également créé.

  • Une analyse des émissions du choix constructif dans tout son cycle de vie

Déjà évoqué plus haut avec le seuil maximal par m² par an, les émissions carbone seront également analysées tout au long du cycle de vie du bâtiment. En effet, selon le choix constructif, c’est-à-dire les matériaux mis en place, la fabrication de ces derniers mais également leur capacité à stocker le carbone sera pris en compte dans un nouveau facteur à respecter. Ce dernier point est d’ailleurs un gros point de discorde entre le gouvernement et différents industriels de la construction car cela sanctionne les matériaux pour lesquels le carbone est émis aujourd’hui et non ceux qui stockent le carbone pour l’émettre plus tard, en fin de vie. Il y a donc eu un certain nombre de changements et une réduction des ambitions depuis les premières annonces de cette réglementation qui annonçaient des bâtiments neufs à énergie positive. Tous les indicateurs n’ayant pas été communiqués nous ne sommes d’ailleurs pas à l’abris de nouveaux changements ou reports d’où l’importance d’être vigilant et d’anticiper en prenant en compte dès à présent cette évolution de la réglementation dans les projets en cours de développement.

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