Les priorités 2023 de l’inspection des installations classées

Archives 2023


Les priorités de l’inspection des ICPE pour 2023 sont connues : gestion de l’eau, méthaniseurs et émissions atmosphériques sont les priorités nationales. Les fluides frigorigènes et les entrepôts restent dans les priorités.

En effet, une instruction a été publiée le 12 décembre dernier, précisant les priorités de l’inspection des installations classées pour l’année à venir. Trois actions thématiques sont prioritaires. 

Tout d’abord, la sécheresse de l’année précédente doit être prise en compte et il est demandé aux préfets de compléter les arrêtés préfectoraux des plus gros consommateurs d’eau par des mesures spécifiques afin de réduire la consommation d’eau et de prévenir de futures crises. Ensuite, les fuites de gaz des méthaniseurs seront contrôlées afin de respecter les prescriptions des arrêtés ministériels concernant la surveillance de ces fuites et éventuellement les équipements sous pression, les canalisations de transport ou de distribution. Enfin, les émissions atmosphériques des installations classées soumises à autorisation seront contrôlées afin de vérifier le respect des valeurs limites d’émission et de s’assurer que les équipements de captage à la source des rejets dans l’air et de traitement des émissions sont en bon état de fonctionnement.

Parmi les autres points particuliers qui seront surveillés par les inspecteurs, on peut citer les fluides frigorigènes, qui sont responsables du réchauffement climatique et doivent être gérés de manière responsable. Les préfets doivent donc vérifier que les installations classées qui utilisent ces fluides respectent les prescriptions de l’arrêté du 27 mars 2018 et que les équipements de recharge, de maintenance et de démontage sont conformes aux exigences de l’arrêté du 30 novembre 2016.

Le ministre demande ensuite d’orienter les actions de l’inspection autour du contrôle des évolutions réglementaires post-Lubrizol, intervenues en 2020 et 2021, ainsi que sur les établissements soumis à la directive sur les émissions industrielles (IED). Les installations concernées sont les stockages de matières combustibles en entrepôts couverts (rubrique 1510) soumis à autorisation ou à enregistrement sont notamment concernées

Enfin, les préfets sont invités à poursuivre les actions de contrôle habituelles, telles que la vérification de la conformité des installations classées aux obligations réglementaires et aux prescriptions de leurs autorisations, ainsi que le suivi des plans de prévention des risques et des plans de gestion des déchets. Ils sont également invités à soutenir les initiatives des acteurs économiques pour la prévention des pollutions.

Loi AGEC et réforme de la REP

Archives 2022

La mise en place de la loi Antigaspillage et économie circulaire (AGEC) sera achevée en janvier 2023 avec l’entrée en vigueur de nouvelles mesures, notamment la finalisation de la réforme de la responsabilité élargie du producteur (REP) et le lancement de nouvelles filières.

La réforme de la responsabilité élargie du producteur (REP), qui vise à encadrer les obligations des éco-organismes en matière de gestion des déchets, est entrée en vigueur au début de l’année. Cette réforme, prévue par la loi Agec, vise à créer un cadre commun pour toutes les filières et à transférer dans la loi et la réglementation des dispositions précédemment dispersées dans les textes spécifiques à chaque filière. Elle prévoit notamment l’opposabilité des objectifs de prévention et de gestion inscrits au cahier des charges des éco-organismes, ainsi que la mise en place de sanctions en cas de non-respect de ces objectifs ou de non-respect des prescriptions du cahier des charges. La réforme prévoit également de renforcer la structure financière des éco-organismes et de mettre en place des dispositions de gouvernance, comme la création d’un comité des parties prenantes et l’instauration d’un autocontrôle par audits indépendants tous les deux ans.

La création de la REP couvrant les emballages professionnels de la restauration a été reportée à 2023, selon la loi Climat et résilience d’août 2021. Cette filière, qui préfigure la future REP couvrant tous les emballages professionnels en 2025, n’a pour l’instant été mise en consultation publique qu’en juillet 2021 sous la forme d’un projet de décret encadrant la filière.

De même, la REP couvrant les producteurs de pneumatiques, prévue par la loi de juillet 2014, n’a été mise en consultation publique qu’en 2021 sous la forme d’un projet de décret encadrant la filière.

La REP couvrant les produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB) devait être lancée en janvier 2022, mais a été reportée à janvier 2023. Elle vise à assurer la reprise gratuite des 42 millions de tonnes de déchets du bâtiment.

En septembre 2022, le ministre de l’Économie a annoncé que les pouvoirs publics ne sanctionneraient pas les entreprises non conformes à la réglementation lors du démarrage de la REP PMCB. Cependant, les quatre éco-organismes ont présenté un calendrier de déploiement qui entérine un nouveau report de l’échéance de quatre mois, soit jusqu’au 1er mai 2023.

Les types d’usages en sites et sols pollués enfin précisés par décret

Archives 2022

Le décret sur les types d’usages dans la gestion des sites et sols pollués a été publié le 20 décembre 2022 dans le Journal officiel.

Ce texte, issu de l’article L. 556-1 A du code de l’environnement de la loi Climat et résilience, vise à préciser le principe de gestion du risque en fonction de l’usage des terrains. Selon le ministère de la Transition écologique, la définition des usages futurs est un élément central pour dimensionner les plans de gestion et, éventuellement, les objectifs de réhabilitation.

Le décret définit plusieurs usages : industriel, tertiaire, résidentiel, récréatif de plein air, agricole, d’accueil de populations sensibles, de renaturation ou autre (au cas par cas).

La détermination de l’usage est nécessaire lors de la demande d’autorisation d’exploitation, de la notification de cessation d’activités ou lorsqu’un nouveau projet s’implante sur le site après cette cessation. Le décret vise également à permettre de qualifier un changement d’usage et d’appliquer l’article L. 556-1 du code de l’environnement, qui détermine ce qui est imposé au maître d’ouvrage en cas de changement.

Ad Environnement

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